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Lutte contre la pauvreté : Idriss Déby mise sur l’agriculture, l’élevage et la pêche

Le président du Tchad a estimé que l’agriculture, l’élevage et la pêche constituent d’excellentes opportunités de développement et peuvent contribuer à la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Ces secteurs d’activités sont des vecteurs essentiels de lutte contre la pauvreté », soutenu Idriss Déby.

Le Tchadien s’exprimait lors de la cérémonie de lancement du 1er Salon africain de l’agriculture « SAFAGRI », (du 12 au15 mars 2019) organisé conjointement, au palais de N’Djaména, par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) et la République du Tchad.

Durant trois jours, plusieurs activités sont au programme : visites des stands, concertations ou rencontres d’affaires, expositions-vente, conférences-débats, concours avec prix, projection de films documentaires et ateliers.

Cet événement va enregistrer la participation d’une quarantaine de pays qui tenteront de mutualiser leurs ressources en vue d’accélérer le développement économique du continent, par l’accroissement du commerce intra-africain, notamment celui des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques.

Toutefois, il précise que le développement de ce secteur est « fortement tributaire des aléas de la nature en dépit des actions entreprises sur le terrain en termes d’aménagement hydro-agricole et de mécanisation ». Il explique que le Tchad à l’image des autres pays du Sahel, « subit de plein fouet les contrecoups de la dérégulation et de la variabilité climatique. »

D’après Idriss Déby, « cette situation de grave vulnérabilité compromet nos efforts de développement eu égard à l’insuffisance de nos productions agricoles et à la faiblesse des revenus de nos masses paysannes ». De plus, il en résulte un « taux de pauvreté élevé, particulièrement en milieu rural, accentuant l’immigration et l’exode rural. De même, la pauvreté fertilise le terreau du terrorisme qui met à mal la stabilité et la sécurité dans notre région. »

Mettre en réseau les acteurs de la production et de la transformation agricole africaine, réduire les barrières aux transactions régionales et contribuer à la lutte contre la pauvreté sont les principaux objectifs de ce salon.

Le chef de l’Etat a fait part de son souhait de voir naître « des relations fructueuses de partenariat (qui) se tisseront entre professionnels pour assurer la promotion des produits du monde agricole de notre espace continental. « Il est impératif que des actions et stratégies d’envergure soient développées à l’effet de stimuler les politiques nationales et régionales de transformation des chaines de valeur agricoles en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord », souligne-t-il, avant de se rabattre sur sa conviction : « le développement de l’agriculture est la meilleure réponse aux défis économiques, climatiques et sécuritaires. »

Le SAFAGRI qui est une véritable plate-forme d’échange et de partage constitue une excellente vitrine pour promouvoir l’intégration africaine par le développement des marchés.

« Il s’agira de créer un cadre d’échanges et de partages d’expérience entre les acteurs, mais aussi mettre en réseau les différents acteurs. Ce Salon permettra, par ailleurs, d’exposer les produits de l’agriculture pour montrer les potentialités dont dispose notre pays», avait déclaré en janvier dernier, la ministre tchadienne de l’Agriculture, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, Lydie Béassemda, lors d’un point de presse, annonçant la tenue de cette conférence.

Il est attendu à l’issue de la conférence, une contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers la transformation de l’agriculture africaine.

D’importantes potentialités agricoles au Tchad

Les terres arables sont estimées à 39 millions d’hectares, soit 30% du territoire national. En sus, l’eau pour le travail de la terre est abondante. Dans certaines régions du pays, l’eau se trouve même à fleur du sol.

L’élevage, à l’image de l’agriculture, est une importante richesse au regard de la dimension du cheptel national. En effet, le Tchad est une terre d’élevage par excellence. Le cheptel compte plus de 100 millions de têtes de bétail.

La pêche constitue également une précieuse richesse à mettre en valeur dans la perspective du développement car les ressources halieutiques sont importantes. Les lacs, les fleuves et les nombreux cours d’eau qui traversent le pays sont des biotopes de prédilection des poissons de diverses espèces.

En termes clairs, Idriss Deby Itno dans son discours d’ouverture a signifié que le Tchad dispose d’énorme richesse « L’agriculture, l’élevage et la pèche constituent en effet d’excellence opportunité du développement et contribuent à la réalisation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le pays dispose en effet d’importante potentialité dans le secteur agricole. La nature a pourvu le pays de terre, de terre riche et fertile, de terre arable estimé à 39 millions d’hectares soit 30% du territoire nationale et 130 millions d’unité de bataille».

Source:VivAfrik

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