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Agriculture : l’Afrique aussi se tourne vers le numérique

Des start-up mettent à la disposition des agriculteurs du continent, très connectés, des services en ligne avec, par exemple, des prévisions météo, des conseils d’agronomes ou la mise en relation entre acheteurs et vendeurs.

La jeune société ghanéenne Esoko, par exemple, a basé ses développements sur la technologie la plus accessible aux agriculteurs du continent : le mobile et surtout les SMS. Après l’information sur les prix, Esoko a enrichi son offre de services en ligne avec des prévisions météo, des conseils d’agronomes ou la mise en relation entre acheteurs et vendeurs. Aujourd’hui, sa solution sert aussi à la collecte d’informations de terrain sur smartphone ou sur tablette, ce qui dispense l’agriculteur de passer du temps à remplir des formulaires papier et à les envoyer. D’autres sociétés développent des activités similaires au Sénégal, au Cameroun, au Mali… Ainsi on peut dire que le numérique permet une agriculture moderne

Digital Green, une organisation à but non lucratif née en Inde à la suite d’un projet de Microsoft Research, a essaimé dans plusieurs pays d’Afrique (Ethiopie, Malawi, Niger…). Elle mise sur des tutoriels vidéo pour permettre aux agriculteurs de partager leurs connaissances et découvrir de nouvelles pratiques, dans leur langue, et sans avoir recours à l’écrit. En Ethiopie, Digital Green a ainsi touché près de 400 000 fermes.

En Fin de l’année dernière, la Banque mondiale a créé un Observatoire de l’agriculture, qui collecte et partage les données agrométéorologiques afin de détecter les risques sur les récoltes et éviter les famines. Pour la banque, le numérique favorise l’accès des agriculteurs au capital et aux ressources à travers la location plutôt que l’achat d’équipement, facilite l’intégration des petits agriculteurs dans la chaîne de valeur par le biais du commerce en ligne et la vente directe, et permet l’agriculture de précision, qui préserve les ressources naturelles.

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