L'espace thérapeutique

pharmacopée locale : à quand le retour des camerounais aux sources ?

pharmacopée locale : à quand le retour des camerounais aux sources ?
« Un bien portant est une malade qui s’ignore » – Knock ou le Triomphe de la Médecine
Nous entendons par pharmacopée locale l’ensemble des savoirs et pratiques camerounaises issues des connaissances endogènes sur les thérapies et soins de santé locaux qui aidaient nos aïeux depuis la nuit des temps à prendre soin de leurs populations en guérissant des maladies naturellement. Parmi les méthodes utilisées figuraient en bonne place les plantes, des techniques de transfert d’énergies via des incantations, des magnétisations, la parole, la prière etc. Cette forme de soin a progressivement laissé place à ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui “la médecine conventionnelle” ou “moderne” dont les techniques, pratiques et médicaments nous sont venus d’autres pays et contrées qui n’ont pas tous forcément intérêt à nous voir en santé, capitalisme aidant, mais ca c’est un autre débat.
Le constat est alarmant depuis que cette dite “médecine moderne” s’est arrogée le droit de nous dire comment nous devons nous soigner selon son dictat et comment nous devons faire très attention aux plantes médicinales de nos aïeux “mal conditionnés, mal lavés, sans dose et dangereux pour notre santé”. De nombreuses maladies ont vu le jour, les médecins sont de plus en plus surchargés (et en sous effectif), les frais médicaux ne sont pas toujours accessibles à tous (absence de couverture médicale pour tous) et nous sommes de plus en plus vulnérable et perplexe face á de simples soucis de santé tels qu’un mal de tête ou un mal de ventre. Nos aïeux nous auraient dit : prends l’écorce de manguier (mal de ventre) ou prends un certain mélange de feuilles que tu feras bouillir et fais-toi une vaporisation dans une couverture (mal de tête et fièvre). Et ça ne coutait rien ou presque à personne.
Peut-être le problème s’aggrave par le fait qu’on nous a délogés de nos habitats naturels faits d’arbres de verdures et de champs (villages) où poussaient naturellement les plantes médicinales, pour nous parquer dans des métropoles et mégalopoles où on nous a miroité une vie meilleure (en vivant sur du béton et du bitume en permanence, ou à des dizaines de mètres au-dessus du sol – étage) tout en nous privant de notre propre capacité à user de nos plantes pour nous soigner voir même à produire nous-mêmes notre nourriture. Mais dans ce contexte, les solutions nouvelles émergent.
Malgré le piège dans lequel semblent plongés la plupart des camerounais, une autre classe de patriciens de la santé a émergé, les naturopathes et thérapeutes, certains inspirés des pratiques outre-frontières, mais beaucoup ayant pu transformer les savoir locaux pour les rendre disponibles au citadins. Ainsi on retrouve dans nos marchés et carrefours des écorces et autres potions thérapeutiques issues de nos forêts environnantes et parfois venant de très loin.
Une chose est sure : nous avons vécu sur cette terre les millions d’années avant l’apparition de la médecine dite « du blanc », et nos parents n’ont pas connu le Para, ni les césariennes ou les piqures d’insuline. Ils vivaient pourtant bien plus longtemps actifs, et ne souffraient pas en donnant leur dernier souffle comme nous le voyons dans nos hôpitaux devenus de véritables mouroirs au point où certains tel que le Dr. Alan Greeberg pensent ceci : « En tant que médecin à la retraite, je peux honnêtement affirmer qu’à moins que vous soyez impliqué dans un accident sérieux, votre meilleure chance d’atteindre la vieillesse avancée c’est d’éviter les médecins et les hôpitaux et d’apprendre la nutrition, la médecine des plantes et les autres formes de médecine naturelle, à moins que vous ne soyez assez riche pour avoir un naturopathe à votre disposition. Presque tous les médicaments sont toxiques et sont conçus pour traiter uniquement les symptômes et jamais pour vous soigner ». La messe est dite et des entreprises telles que GBS Therapeutics proposent des solutions naturelles dans un cadre professionnel pour que les camerounais aient un accès facile aux sources de leurs savoirs de guérison ancestrale : les plantes et potions naturelles de chez nous. Ce sont des initiatives à encourager et vivement que d’autres leur emboitent le pas et que les camerounais tous entiers retournent aux sources pour nous éviter la catastrophe sanitaire que nous vivons.
Par Polain Nzobeuh, Thérapeute en Biorésonance
GBS Therapeutics a son siège à Yaoundé, quartier Omnisport aux numéros : 690347144/670494746
Photo : Gousse de Inga edulis (Fabaceae), arbre légumineux utilisé dans la pharmacopée traditionnelle pour ses nombreuses vertus.

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